Le gouvernement annonce le renfort de la Police de circulation routière (PCR) par des éléments des FARDC pour fluidifier le trafic à Kinshasa. Le déploiement des unités mixtes débutera le 29 septembre 2025, après un débriefing prévu le 25 septembre, selon le ministère de l’Intérieur.
Coordination police-armée et rappel à la discipline
La mesure fait suite aux orientations du chef de l’État lors de la 58ᵉ réunion du Conseil des ministres. Mercredi, le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, a réuni la Police nationale congolaise pour formaliser la « synergie des forces » entre la PCR et la 14ᵉ Région militaire des FARDC. Objectif : une régulation plus stricte des axes saturés, aux heures de pointe comme sur les nœuds routiers les plus sensibles.
Le ministère précise que l’Inspection générale de la PNC a reçu mandat de sanctionner les comportements inciviques au sein des forces de l’ordre. Une parade de débriefing aura lieu le 25 septembre en amont du déploiement effectif des patrouilles mixtes PCR-FARDC dès le lundi 29 septembre 2025. La hiérarchie insiste sur des consignes claires d’intervention et de contrôle, afin de réduire les bouchons qui alimentent l’exaspération quotidienne des usagers.
Pour la PNC/Kinshasa, ces instructions constituent un signal de relance. Son commissaire divisionnaire adjoint, Israël Kantu, assure que les équipes de circulation appliqueront les directives en coordination avec le bataillon de la 14ᵉ Région militaire, avec l’attente d’un changement visible sur les grands axes.
La congestion ne tient pas qu’à la régulation. Une part importante provient de l’état dégradé de nombreuses artères, de l’absence de routes secondaires capables d’absorber les reports de trafic et de l’ouverture simultanée de chantiers qui bloquent des segments entiers sans progression apparente. La pression démographique, liée à l’exode rural, accentue l’affluence sur des infrastructures insuffisantes pour une mégalopole en expansion.
La mise en appui des militaires vise à rétablir une circulation plus prévisible et à raccourcir les temps de trajet. La réussite dépendra de l’application rigoureuse des consignes sur le terrain et de la remise en état progressive des voiries. Les autorités promettent un suivi rapproché des opérations, avec des ajustements au besoin pour sécuriser les intersections, dégager les axes stratégiques et améliorer la mobilité urbaine.
— M. KOSI

