Kamako, RDC – 17 janvier 2024 : Une vague de près de 200 ressortissants congolais a récemment déferlé sur le poste frontalier de Kamako, situé à 150 km au sud de Tshikapa (Kasaï), marquant ainsi le premier incident de ce genre pour l’année en cours.
Cette expulsion fait suite à l’initiation de l’opération « Makoso » par les autorités angolaises, visant à identifier et expulser tous les étrangers vivant de manière irrégulière sur leur territoire. L’abbé Trudon Keshilemba, président de la société civile de Kamako, explique que cette opération, nommée d’après la chenille du plateau de Lunda, cible spécifiquement les Congolais en situation irrégulière en Angola.
« Mercredi 17 janvier 2024, en début d’après-midi, le poste frontalier principal de Kamako a vu l’arrivée de près de 200 Congolais expulsés du sol angolais en raison de séjours irréguliers et d’exploitation non autorisée du diamant« , précise l’abbé Keshilemba.
La société civile de Kamako, bien que consciente des défis liés à l’accueil de ces expulsés, souligne le manque d’infrastructures adéquates et appelle instamment les autorités congolaises à prendre des mesures immédiates pour gérer cette situation, en l’absence d’organisations caritatives sur place.
Ces expulsions ne sont pas un incident isolé. En effet, en décembre dernier, 909 Congolais, comprenant 852 hommes, 54 femmes, 1 garçon et 2 filles, avaient déjà été renvoyés d’Angola. La société civile révèle que ces personnes se retrouvent actuellement dans une situation précaire, sans ressources ni abri.
La société civile de Kamako exhorte les autorités congolaises à entreprendre une analyse approfondie des causes de cette immigration clandestine vers l’Angola. Elle demande également la mise en place de solutions durables pour éviter ces humiliations répétées et garantir une transition vers des conditions de vie plus stables pour les Congolais.
La Rédaction

