Dans la province du Kwango, une passation de pouvoir s’est déroulée, marquée par le départ du gouverneur Jean-Marie Peti Peti, désormais élu député provincial. Cédant sa place à son vice, Saturnée Tangandandu, Jean-Marie Peti Peti dresse un bilan mitigé de son administration, soulignant une mission à moitié accomplie. L’essentiel de son mandat a été entaché par le manque de moyens financiers alloués par le gouvernement central, une situation qui a considérablement entravé ses efforts de gouvernance.
Au cours de ses cinq années à la tête de la province, Peti Peti et son administration ont dû composer avec une rétrocession partielle des fonds par le gouvernement central, recevant des allocations pour seulement 33 des 60 mois prévus. Cette irrégularité financière a non seulement affecté le fonctionnement de la province mais aussi limité la réalisation des promesses faites à la population.
Malgré ces défis, le gouverneur sortant se veut optimiste, mettant en avant les réalisations faites avec les moyens du bord, notamment les recettes locales. Il se félicite d’avoir, dans une certaine mesure, pavé la voie pour l’avenir de la province, tout en reconnaissant que la perfection est hors de portée. Dans ses mots d’adieu, Peti Peti exprime une certaine fierté pour le travail accompli sous sa gouvernance, malgré les obstacles non négligeables rencontrés.
Cette transition dans la province du Kwango met en lumière les difficultés inhérentes à la gestion des entités subnationales en République Démocratique du Congo, notamment en termes de financement et de réalisation d’objectifs de développement dans un cadre budgétaire contraint.
Éditorial signé par l’équipe rédactionnelle.

