Le Nord-Kivu fournit désormais la majorité des nouvelles contaminations. Sur les 96 cas notifiés le 25 octobre, 58 venaient de cette province, 32 de l’Ituri et 6 de la Tshopo. Début octobre, Médecins sans frontières (MSF) estimait que le Nord-Kivu représentait près de 40 % des nouveaux cas du pays.
40 décès sur 46 hors des centres de traitement
Le même jour, 46 décès confirmés ont été notifiés, dont 40 dans la communauté et 6 dans les centres de traitement. Ces décès ne sont pas tous survenus le 25 octobre. La forte proportion de morts à domicile, déjà signalée par MSF au Nord-Kivu, indique que de nombreux malades ne sont pas pris en charge à temps.
L’Ituri reste l’épicentre en cumul, avec 7 211 cas confirmés et 3 370 décès, soit 71,7 % des cas du pays. Le Nord-Kivu totalise 2 309 cas et 1 293 décès. Sa létalité, de 56 %, est la plus élevée des deux principaux foyers, contre environ 47 % en Ituri.
Au total, 66 zones de santé dans huit provinces ont été touchées depuis mai. Aucune nouvelle zone n’a été signalée le 25 octobre. Le rapport recense 2 684 personnes guéries, dont 14 ce jour-là.
Un suivi des contacts sous l’objectif
La surveillance reste insuffisante. Dans les cinq provinces qui ont transmis leurs données, 16 205 contacts sur 19 853 ont été vus dans la journée, soit 81,6 %, en dessous de l’objectif de 95 % fixé par la riposte.
Le manque de moyens logistiques freine aussi la prise en charge. En Ituri, deux femmes identifiées comme cas suspects au point de contrôle de Biakato Mai n’ont pas pu être transférées vers une structure de santé faute d’ambulance, selon le rapport.
Due au virus Bundibugyo, il s’agit de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC.






