Le Coordonnateur de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), Maître Ghislain Kikangala a intervenu, ce samedi 17 octobre au séminaire de renforcement de capacité des parlementaires, sur l’ approche et les missions de l’APLC, de son apport dans la lutte contre la corruption, ainsi que de mécanismes de collaboration avec d’autres structures de lutte contre la corruption.
Dans son speech, le coordonnateur de l’APLC a tenu tout d’abord à présenter l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption qui est l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RD Congo.
« Elle coordonne tous les services et organismes publics en charge de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, la criminalité organisée et les infractions y assimilées. Elle a été créée par l’ordonnance présidentielle n°20/013 bis du 17 Mars 2020, en conformité avec la constitution de la République Démocratique du Congo et s’inscrit dans l’option levée par les Nations Unies, l’Union Africaine et la SADC, dans le cadre de la lutte contre la corruption », a-t-il déclaré.
Pour ce qui est des attributions de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, le coordonnateur de cette agence a énuméré sa mission principale en vertu de l’article 2 de l’ordonnance présidentielle, celle de définir et de mettre en œuvre tous les programmes permettant de détecter les agissements susceptibles d’être considérés comme relevant de la corruption ou d’une infraction y assimilée ; de mener toutes études et diligenter des enquêtes nécessaires ; de provoquer des poursuites pour faire sanctionner toutes personnes ou tous groupes de personnes, organisations, organismes, entreprises ou autres services impliqués dans les actes de corruption, de blanchiment des capitaux et de faits assimilés dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur.
Par ailleurs, le coordonnateur de l’APLC a promis de mettre en place, dans les prochains jours, des initiatives, pour une meilleure coordination des services engagés dans le combat contre la corruption et infractions similaires. Et Cela se fera au besoin par la conclusion d’accords de type contractuel.
Concernant le bilan de l’APLC après six mois d’existence, le monsieur anti-corruption a clarifié un point important.
« S’il est vrai que l’APLC a été créée le 17 Mars 2020, il n’en demeure pas moins que ses animateurs ont été nommés le 19 juillet 2020 et ont pris leurs fonctions le 30 Juillet 2020, soit quatre mois plus tard », a déclaré Me Ghislain Kikangala.
En outre, le coordonnateur de l’APLC a noté que l’agence a repris l’examen et le traitement de l’ensemble des dossiers laissés par l’équipe du Professeur LUZOLO BAMBI.
» A ce jour, les statistiques des dossiers se présentent comme suit : – Dénonciations pour détournement, 12 dont 7 invitations lancées; -Dossiers judiciaires, 26 dont 5 invitations lancées. Total invitations lancées, 12″, a-t-il ajouté.
Signalons que cet atelier a été organisé par le Réseau des parlementaires Africains contre la corruption (APNAC-RDC) du 16 au 17 octobre, sous le thème « le contrôle parlementaire, un outil efficace pour la bonne gouvernance », dans la salle de banquet du Palais du peuple à Kinshasa.