Par Manassé Kitemoko Kosi
Kinshasa, le 7 novembre 2023 – Dans une série d’attaques meurtrières, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont semé la terreur au sud du territoire d’Irumu, en Ituri, en tuant cinq personnes dans deux villages de la chefferie des Banyali Tchabi. Cette escalade de violence a secoué la région, faisant ressortir l’urgence d’une action coordonnée pour mettre fin à cette menace persistante.
Le mardi 7 novembre, les villages de Malibongo et Mapipa ont été le théâtre d’une violence impitoyable. Les ADF ont attaqué alors que la population locale était occupée à travailler dans les champs. Outre le bilan tragique de cinq vies perdues, plusieurs maisons ont été réduites en cendres. Les ravages de cette attaque sont encore en cours d’évaluation, avec la possibilité que le bilan s’alourdisse.
Le chef du village Tchabi a déclaré : « Ces rebelles sont arrivés quand la population était au champ. Ils ont tué 5 personnes et incendié des maisons. Mais ce bilan est encore provisoire car on n’a pas encore fini à recenser. C’est grâce à l’intervention des forces conjointes FARDC-UPDF et la MONUSCO, qu’un calme précaire règne dans cette région après cette attaque. »
La tragédie ne s’est pas limitée à cette double attaque. Le même jour, les ADF ont mené une incursion meurtrière dans le village de Mambelenga, situé en chefferie de Walese Vonkutu, où ils ont pris la vie de six civils innocents. Cette série d’attaques témoigne de la menace constante que représentent les ADF pour la population locale.
La région du sud du territoire d’Irumu demeure sous la menace persistante de ces rebelles islamistes. Ces groupes armés ont été soumis à une pression accrue de la part des forces armées conjointes FARDC-UPDF dans le territoire de Beni, situé dans le Nord-Kivu, ainsi que dans les territoires d’Irumu et de Mambasa en Ituri.
Face à cette situation alarmante, il est impératif que les autorités compétentes renforcent leur vigilance et leur coordination pour garantir la sécurité des habitants de la région. L’avenir de cette communauté dépend de la capacité à mettre un terme à cette violence insensée qui a déjà causé trop de souffrance.
Manassé Kitemoko Kosi

