Le 29 juillet, le village de Tumbwe, situé dans la province du Tanganyika, a été le théâtre d’une violente incursion attribuée à la milice Bitonto. Cette attaque a entraîné la mort d’au moins trois personnes, dont un militaire des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), une femme touchée par une flèche et un milicien. Plusieurs autres habitants ont été blessés, et environ 150 maisons ont été réduites en cendres.
Les événements ont débuté aux environs de 5 heures du matin, lorsque les assaillants, armés de fusils et de flèches, ont pénétré dans le village. Selon les témoignages recueillis, l’attaque a également visé des camps de déplacés situés dans les environs, accentuant la détresse de la population locale.
Chirac Issa, vice-président de la société civile locale, a exprimé sa profonde préoccupation. Il a souligné que la destruction n’a pas épargné les camps de déplacés, exacerbant ainsi la vulnérabilité des personnes touchées. « Il y a des camps de déplacés qui ont été brûlés. Nous appelons aux ONG humanitaires de venir en aide« , a-t-il lancé.
L’administrateur du territoire de Kalemie a confirmé l’intervention des FARDC pour tenter de rétablir la sécurité dans la région. Cependant, la situation reste préoccupante, avec un déplacement massif des habitants et un besoin urgent de soutien humanitaire.
Face à cette crise, les autorités et les organisations humanitaires sont appelées à renforcer leurs efforts pour venir en aide aux victimes et stabiliser la situation dans cette zone en proie à l’insécurité.
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