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Bunagana: aveu d’impuissance ou cité oubliée ? (Analyse)

Du 14 juin 2022 au 11 octobre 2022, 120 jours sont déjà écoulés depuis que la cité de Bunagana, au Nord Kivu, est sous l’emprise du mouvement rebelle soutenu par l’armée rwandaise, le M23.

Pour la population, le silence et le manque d’action concrète du gouvernement constitue un aveu d’impuissance. Pour certains, les Forces armées de la RDC « Fardc » sont totalement dépassées et ne savent pas par où commencer pour reprendre Bunagana des mains du M23. Pour d’autres, le gouvernement doit simplement respecter les « accords » signés avec le M23 pour espérer libérer cette partie du territoire sous occupation des forces militaires étrangères.

Si la population déverse une salve de critique vis-à-vis de cette situation, la célébration en pompe de la nomination du nouveau chef d’Etat major n’a pas permis de mettre de l’eau dans le vin.

Pour certains congolais réagissant sur la toile, cette jouissance, quoi que méritée, ne devrait pas avoir lieu, encore moins dans le cadre de la nomination d’un chef d’Etat major des armées sensées retrousser ses manches pour assurer l’intégrité territoriale d’une nation qui court le risque d’être balkanisée.

Bunagana évoqué une seule fois dans le rapport du conseil des ministres : oubli ou aveu d’impuissance ?

Une autre réalité qui étonne, depuis la prise de Bunagana, il s’est tenu plus ou moins 17 conseils des ministres dont le mot « Bunagana » n’a été mentionné qu’une seule fois une semaine après sa prise par les rebelles du M23. Plus les jours avancent, la communication du conseil des ministres, dans son volet sécuritaire a été plus marqué par le conflit qui oppose les peuples Teke et Yaka.

Au sujet de la libération de Bunagana: Les efforts entrepris actuellement capent plus sur le long terme que sur le court terme

Pour la stabilité de la partie Est en général, et la reprise de Bunagana en particulier, les efforts entrepris par le gouvernement vont concrètement portés leurs fruits à long terme qu’à court terme.

Parmi ces différents efforts, l’on compte notamment la loi sur la programmation militaire adoptée au cours du mois de juin dernier. La mise en place effective de cette loi qui vise à moderniser l’armée congolaise devra coûter plus ou moins un milliard de dollars américains à l’Etat congolais, ressources dont celui-ci ne saura mobiliser à très court terme.

Quant à l’intervention militaire de la force de la coalition des États de l’Afrique de l’Est, (EAC), dans la partie Est du pays, celle-ci demeure encore ambiguë sur la question de l’éradication définitive du M23.

En effet, toute chose restant égale par ailleurs, la situation sécuritaire dans l’Est du pays, particulièrement le triste sort des habitants de Bunagana qui demeurent encore sous le joug du groupe rebelle M23, semble s’inscrire dans la durée au grand dam du peuple congolais qui ne jure que sur l’intégrité territoriale de son pays, la RDC.

Hénoc Mpongo
Congoactu

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