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Kinshasa : Mamie Tshibola accuse les juges du TGI/Gombe de » partialité notoire »

Mamie Tshibola, partie civile dans le procès de l’évêque Pascal Mukuna contre le ministère public, récuse les juges de la chambre qui a examiné la cause le  lundi 17 août dernier.
Dans une lettre adressée au greffier divisionnaire du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe, le mardi 18 août 2020, Mamie Tshibola accuse les juges du TGI/Gombe de partialité notoire.
Elle indique que, lors de l’audience du lundi, ils ont invité les parties à confirmer leurs moyens de défense « fondés sur une procédure contestée et inachevée », en lieu et place de reprendre l’instruction.
« Étant une juridiction de renvoi, le Tribunal Grande Instance de Kinshasa/Gombe, composée de trois juges, toutes des femmes, dont deux originaires de la même province que le prévenu Mukuna, ledit Tribunal devait reprendre l’instruction ab ovo. Paradoxalement, il a décidé d’inviter les parties à confirmer leurs moyens, fondés sur une procédure contestée et inachevée du juge qui a, justement, été dessaisi. Avant de décider d’inviter les parties à confirmer leurs plaidoiries, la présidente s’est illustrée par une partialité notoire, qui présageait de l’orientation déjà prévue, à l’avance, par la composition, savoir acquitter le prévenu Mukuna, pour motif de doute. En effet, la composition a laissé les avocats de Mukuna prendre la parole comme et quand ils voulaient, sans leur faire un seul reproche », indique-t-elle dans sa lettre.
Dans cette même lettre Mamie Tshibola affirme, que le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe a pris l’affaire en délibéré sans connaître les faits.
« Certes, monsieur Mukuna est muluba, il a cessé de soutenir l’ancien président Kabila pour soutenir l’actuel président de la République Tshisekedi. Est-ce une raison, pour les juges, de refuser d’instruire les faits dont ils sont par décision de renvoie pour suspicion légitime, pour prendre en délibéré des faits dont ils ne savent pratiquement rien, afin de rendre un jugement sur mesure, en faveur de l’homme qui m’a violée et dont, notamment, les images établissent le fait sans aucun doute ? », s’interroge-t-elle.
Mamie Tshibola fonde par ailleurs son dernier espoir sur le juge d’appel pour que justice soit faite.
Rappelons que le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe a pris, lundi dernier, l’affaire qui oppose l’évêque Mukuna au ministère public, en délibéré et sa décision est attendue dans 8 jours.

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