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Répression à Goma : arrestations des commandants de la GR, mais des questions subsistent

La LUCHA salue vivement les récents développements judiciaires liés au #MassacreDeGoma, marquant un tournant décisif dans cette tragédie. Les arrestations des commandants Mike Mikombe et Bawili de la GR, suivies de leur comparution immédiate devant la justice, ouvrent la voie à un procès public en flagrance qui suscite l’attention de la nation.

Cependant, il est important de souligner que ces deux officiers, bien que responsables de leurs unités, n’ont pu agir de leur propre chef. Ils étaient sous l’égide du commandant des opérations au Nord-Kivu, le gouverneur militaire Constant Ndima. La LUCHA estime que la responsabilité ne devrait pas s’arrêter aux portes des commandants de terrain, mais devrait également s’étendre aux échelons supérieurs.

Dans cette optique, nous exigeons fermement l’arrestation immédiate de Constant Ndima, du Maire Policier de Goma, et appelons à la suspension de leurs fonctions en attendant le résultat des enquêtes en cours. De plus, le Général Ephraim Kabi, commandant de la GR, devrait faire l’objet d’une enquête approfondie pour déterminer sa responsabilité dans cette tragédie.

La justice ne peut être sélective, c’est pourquoi nous appelons également à l’arrestation et au jugement de tous les soldats de rang impliqués dans le massacre. Chaque vie perdue mérite justice, quelle que soit la position hiérarchique du coupable.

En parallèle, nous continuons à réclamer avec insistance la libération immédiate des survivants détenus actuellement, ainsi que des activistes courageux qui ont osé dénoncer ce massacre. La vérité ne doit pas être muselée.

L’État a également une responsabilité envers les victimes. Il doit garantir des soins médicaux appropriés pour les personnes blessées et veiller à un enterrement digne des victimes. Ce devoir de compassion et de dignité est essentiel pour le processus de guérison de la nation.

Enfin, la LUCHA appelle le président Tshisekedi à prendre des mesures symboliques importantes. Il devrait s’adresser à la nation pour présenter des excuses officielles au nom de l’État pour ce crime abominable. Nous demandons également qu’il décrète un deuil national et des obsèques nationales pour honorer la mémoire des victimes. En outre, il est temps de réévaluer l’état de siège en vigueur, qui semble inefficace et être devenu un prétexte à une répression inacceptable. La nation attend des actions concrètes pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.

En résumé, les récents développements judiciaires sont un pas dans la bonne direction, mais la justice doit être impartiale et atteindre tous les niveaux de responsabilité. La LUCHA reste déterminée à faire en sorte que la lumière soit faite sur le #MassacreDeGoma et que les coupables répondent de leurs actes. La nation congolaise mérite la vérité, la justice et la réconciliation.

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