La présidence congolaise hausse le ton face à la montée de l’insécurité à Kinshasa. Réuni en conseil des ministres vendredi 6 juin, Félix Tshisekedi a ordonné une mobilisation immédiate des services de sécurité pour enrayer la série de braquages armés qui secouent la capitale.
Le président a pointé une recrudescence des actes de banditisme opérés en plein jour, dans des zones urbaines densément peuplées, notamment près des axes routiers, commerces et institutions publiques. Deux attaques violentes survenues à Lemba – l’une contre une maison de vente le 3 juin, l’autre contre une agence de transfert d’argent en avril – illustrent cette dérive inquiétante.
Face à ce climat, les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice ont été chargés de coordonner une riposte renforcée. Le plan prévoit une présence policière accrue, des patrouilles ciblées dans les quartiers sensibles, et un durcissement des poursuites contre les auteurs présumés.
Parmi les mesures citées : la poursuite de l’opération Ndobo, censée lutter contre les groupes criminels actifs dans la capitale, ainsi qu’un contrôle renforcé des points névralgiques durant les heures de grande affluence.
Pour les autorités, il s’agit d’éviter que ce phénomène ne s’installe durablement dans le quotidien des Kinois. La sécurité urbaine devient un défi immédiat, dans une ville où l’efficacité de l’action publique est scrutée de près par une population exaspérée.
— M. MATUVOVANGA

